\input musicnft
\input musictex
\input musicsty
\input outputlj
\output={\outputlaserjet}%
%
\catcode`\&=13\def&{\'e}
\catcode`\|=13\def|{\^\i }
\def\ital#1{{\sl #1\/}}%
\def\no{N$^\circ$~}
\def\mutex{M\raise 2pt\hbox{\kern -1pt u\kern -1pt}\TeX}
\catcode`\&=13\def&{\'e}
\catcode`\|=13\def|{\^\i }
\def\\{{\tt\char'134}}%
\def\|{{\tt\char'174}}%
\def\#{{\tt\char'043}}%
\def\{{{\char'173}}%
\def\}{{\char'175}}%
\centerline{\sl Communication au Congr\`es GUTenberg'90}
\medskip
\centerline{\enorme Musique en \TeX}\bigskip
\centerline{\moyen \'Ecriture de musique polyphonique ou instrumentale}
\smallskip
\centerline{\moyen en ``plain \TeX''}
\bigskip
\centerline{\sl Daniel TAUPIN}
\centerline{\sl Laboratoire de Physique des Solides}
\centerline{\sl (associ& au C.N.R.S.)}
\centerline{\sl b\^atiment 510, Centre Universitaire, F-91405 Orsay Cedex}
\bigskip
\centerline{\moyen R&sum&}\medskip
\sl
La possibilit&
qu'offre \TeX\ de combiner des caract\`eres assez vari&s
et des lignes verticales ou horizontales, ainsi que sa
versatilit& en tant que langage proc&dural a souvent induit
les musiciens dans la tentation d'utiliser \TeX\ pour &crire
de la musique.
\medskip
Nous n'avons pas r&sist& non plus \`a cette tentation,
et nous pr&sentons un jeu de macroinstructions \TeX\
permettant d'&crire de la musique polyphonique ou orchestrale
pour un nombre d'instruments (ou de voix) allant de 1 \`a 9,
chacun pouvant avoir sa partition &crite sur un nombre de port&es
variant de 0 (par exemple les paroles d'un chant) \`a 4.
\medskip
Les difficult&s sont de deux ordres~: d'une part l'absence
des caract\`eres musicaux dans les fontes standard de \TeX\
(notamment les clefs et les ``poutres''), d'autre part le fait
que la musique polyphonique ou orchestrale n'est plus
une &criture lin&aire comme les partitions monodiques,
mais \`a deux dimensions.
\medskip
La premi\`ere difficult& a &t&               r&solue,
soit  en utilisant les caract\`eres semi-graphiques de fontes tr\`es r&pandues
(\hskip 2pt{\tt linew10}, {\tt circlew10}), avec des r&sultats
esth&tiquement discutables mais portables et fort lisibles,
soit par l'utilisation de polices sp&cialis&es (\hskip 2pt{\tt musicx16},   {\tt slur16} et {\tt beam16}).
La seconde a mobilis& l'essentiel de notre travail,
et nous nous sommes attach&s \`a offrir  le maximum de
possibilit&s          au     compositeur ou
au transcripteur.
\medskip
Plusieurs exemples r&alistes seront montr&s.
\bigskip
\centerline{\vrule height 0.4pt width 0.5\hsize}\bigskip
\def\section#1{\removelastskip\bigskip\penalty  -100\noindent{\moyen #1}\medskip\penalty 4000\rm}
\section{\'Ecrire de la musique~?}
\rm
Quel \TeX pert -- ou m\^eme quel d&butant d&couvrant les merveilles\Footnote{\dots\ et aussi les ``dirty tricks''.}
de \TeX\ -- n'a pas un jour song& \`a en faire usage pour pouvoir &crire de la musique,
qu'il soit compositeur, transcripteur, transpositeur ou simplement copiste~?
 Il est d&j\`a certain que \TeX\ simplifie assez consid&rablement l'existence de tous ceux qui
produisent\Footnote{Peut-\^etre faudrait-il dire ``g&n\`erent''~?}
des articles scientifiques, litt&raires ou techniques, voire m\^eme des affiches ou -- il me semble bien --
des tracts syndicaux distribu&s \`a certaines cantines universitaires.
Mais, tout comptes faits, l'&criture d'un texte discursif (ne parlons pas des maths pour l'instant)
est somme toute relativement commode et, avant l'\`ere de la P.A.O. on arrivait assez bien
\`a produire des textes lisibles avec une machine-\`a-&crire, des ciseaux et de la colle.
\medskip
\'Ecrire de la musique est une op&ration beaucoup plus d&licate
car, \`a la diff&rence du discours, elle est essentiellement faite pour
\^etre interpr&t&e {\sl en temps r&el} (et ce temps se d&roule parfois diaboliquement vite) alors que
la plupart des textes &crits sont faits pour \^etre lus ``\`a t\^ete repos&e'' plut\^ot que
prononc&s sous forme de discours oral.
\medskip
Aussi, tous les musiciens en ont fait plus ou moins l'exp&rience, l'ex&cution de musique manuscrite
est fort d&sagr&able et, dans un morceau tant soit peu rapide, il suffit d'une incertitude sur la position
d'une note pour entra|ner un zeste de confusion, c'est-\`a-dire soit des fausses notes, soit
une impr&cision de {\sl tempo\/}
qui devient f\^acheuse lorsqu'on joue en orchestre.
\medskip
Quand on sait par ailleurs le co\^ut de l'impression musicale, on voit tout de suite l'int&r\^et qu'il y a
\`a pouvoir &crire de la musique
 {\sl rapidement et agr&ablement lisible\/}
avec comme seuls moyens techniques un ordinateur et une imprimante laser.
\section{\'Ecrire de la musique en \TeX~: les pi\`eges}
Le musicien n&ophyte (et \ital{a fortiori} le
non-musicien)
sera imm&diatement tent& d'utiliser \TeX\ pour &crire de la musique comme on &crit un discours,
c'est-\`a-dire
de mani\`ere \ital{lin&aire}, en accumulant les notes comme on accumule des caract\`eres.
Quitte ensuite \`a rajouter des processus de synchronisation spatiale pour coder de la
musique \`a deux voix ou avec un texte (m&lodie avec paroles).
C'est ce qu'ont r&alis& A.~Steinbach et A.~Schofer [Steinbach \& Schofer, 1987]
dont le travail
 (\mutex)
a &t& r&vis& avec production d'un mode d'emploi [Jalbert, 1989]
 mais sans en accro|tre
notablement les possibilit&s.
\medskip
Malgr& une pr&sentation tr\`es s&duisante, d\^ue notamment
\`a l'utilisation de polices contenant les caract\`eres musicaux
(clefs, corps de notes, symboles de nuances)
\mutex\ se r&v\`ele tr\`es limit&~:
\Item{*} &criture sur une seule port&e~;
\Item{*} impossibilit& de synchroniser (au sens spatial du terme)
un texte  musical \`a deux voix comportant des
s&quences de croches ou doubles croches reli&es par
 des \ital{poutres}\Footnote{Nous reprenons ici la
 traduction du terme allemand \ital{Balke} pour d&signer
 les barres &paisses qui, \ital{en musique instrumentale},
 relient les croches, les doubles ou triples croches
  (le terme anglais ``beam''
est beaucoup moins &vocateur).}.
Par exemple,
le mesures suivantes [Mozart, K545] ne peuvent \^etre
cod&es par
\mutex, car la longueur (l'&tendue spatiale) des notes est li&e \`a
leur valeur (leur dur&e dans le temps) sans lui \^etre proportionelle~:
%\check
\medskip
\centerline{\vbox{\hsize 110mm      \relax
\def\nbinstruments{1}\relax
\generalmeter{\meterfrac{4}{4}}\relax
\debutmorceau
\normal
\zglu\Notes\rlap{\hu j}\ibl0d0\qb0{cge}\tbl0\qb0g\enotes
\temps\Notes\rlap{\qu l\sk\qu n}\ibl0d0\qb0{cge}\tbl0\qb0g\enotes
\barre
\Notes\rlap{\qup i}\ibl0e0\qb0{dgf}\enotes
\notes\tbl0\rlap{\qb0g}\ibbu1j3\qh1j\tbu1\qh1k\enotes
\temps\Notes\rlap{\hu j}\ibl0d0\qb0{cge}\tbl0\qb0g\enotes
\suspmorceau
}}
%\check
\par\noindent
\Item{*} notations p&nibles pour les accords et les groupes
\Item{*} notes tenues non impl&ment&es\Footnote{%
Impl&mentation possible dans \mutex\ a l'int&rieur d'un ``groupe'', mais
certainement pas par dessus une \ital{glu}~;      or ce dernier cas est le plus int&ressant
en musique.}.
\Item{*} cas des \ital{notes conjointes} non pr&vu dans les accords (intervalle de \ital{seconde})\Footnote{%
Ceci semblerait assez facilement impl&mentable cependant.}.
   \medskip
Dans un premier temps, nous avons
pens& qu'il &tait possible de reprendre \mutex\
en le transformant pour une  &criture
\`a plusieurs port&es. En fait nous avons constat& que l'ensemble,
fondamentalement con\c cu
pour la musique vocale\Footnote{D'ailleurs, la macro-instruction
commen\c cant une morceau s'appelle  {\tt\\inisong}\dots}
devait \^etre enti\`erement r&&crit pour la musique orchestrale ou
pour instruments \`a clavier, &crite sur deux port&es (piano, clavecin),
trois port&es (orgue) ou m\^eme quatre port&es
 [Rachmaninoff, Op.~3].
\medskip
Quoique notre &chantillonnage soit restreint, il semble
que les divers auteurs ayant publi& dans ce domaine sous-estiment
l'importance de l'&criture polyphonique ou orchestrale. C'est le cas de
Gourlay 
[Gourlay \ital{et al.}, 1986], [Hegazy et Gourlay, 1988].
\section{La musique \`a deux dimensions}
Pour coder de la musique il faut \^etre conscient que
sa lecture est matricielle~:
on lit successivement des \ital{colonnes} de notes simultan&es.
Aussi, dans notre r&alisation \def\musictex{Music\TeX}({\bf \musictex}\Footnote{%
S'il apparaissait que ce sigle est d&j\`a r&pertori& nous proposerions \ital{Musiq\TeX} ou \ital{Musik\TeX}\dots})
la \ital{macro} fondamentale
est-elle
$$\hbox{\tt \\notes \dots\ \& \dots\ \& \dots\ \\enotes}$$
o\`u le caract\`ere {\tt\&} sert \`a s&parer les notes \`a inscrire sur les port&es respectives des
divers instruments, en commen\c cant par le bas.
\medskip\penalty -600
Dans le cas d'un instrument dont la partition s'&crit sur plusieurs port&es, celles-ci sont s&par&es
par le caract\`ere \|.
 Ainsi une partition &crite pour un instrument \`a clavier et un instrument monodique (exemple piano et violon)
verra chaque colonne de notes cod&e de la mani\`ere suivante~:
$$\hbox{\tt \\notes \dots\ \| \dots\ \& \dots\ \\enotes}$$
\section{L'espacement des notes}
Il para|t que beaucoup de manuels ont trait& de ce probl\`eme.
Nous estimons qu'il est relativement mineur en dehors de la musique
monodique.
\medskip
En fait, chaque colonne de notes n'a pas n&cessairement la m\^eme largeur spatiale et, en principe,
celle-ci d&pend de la plus br\`eve des notes commen\c cant simultan&ment.
Mais il est impossible d'en faire une r\`egle, pour au moins deux raisons~:
\item{1)} l'&chelle spatiale d&pend non seulement de la plus br\`eve note d'un accord orchestral,
mais aussi des autres notes situ&es dans une m\^eme mesure ou un m\^eme temps.
\item{2)} en cas de musique polyphonique on peut trouver des exceptions \`a cette r\`egle.
Par exemple~:
\medskip
\centerline{\vbox{\hsize 110mm      \relax
\def\nbinstruments{1}\relax
\generalmeter{\meterfrac{4}{4}}\relax
\debutmorceau
\normal
\zglu\Notes\rlap{\hu j}\ql h\enotes
\temps\Notes\hl g\enotes
\temps\Notes\hu k\enotes
\temps\Notes\ql f\enotes
\suspmorceau
}}
%\check
\medskip\noindent
o\`u l'on voit clairement que les blanches aux temps 2 et 3 doivent \^etre espac&es comme des noires,
car elles se recouvrent, ce qui n'est &vident qu'\`a cause de la pr&sence de l'indication de mesure 4/4.
\medskip
Aussi avons-nous pr&f&r& donner au compositeur/&crivain un jeu de macros de longueurs variables,
Aussi avons-nous pr&f&r& donner au compositeur/&crivain un jeu de macros de longueurs variables,
variant de $\sqrt 2$ en $\sqrt 2$ (d'ailleurs modulables)~:
\medskip
\centerline{\tt \\notes \dots\ \& \dots\ \& \dots\ \\enotes\ \ \%
\hbox to 2.5cm{\rm 1 unite spatiale\hss}}
\centerline{\tt \\Notes \dots\ \& \dots\ \& \dots\ \\enotes\ \ \%
\hbox to 2.5cm{\rm 1.4 unite spatiale\hss}}
\centerline{\tt \\NOtes \dots\ \& \dots\ \& \dots\ \\enotes\ \ \%
\hbox to 2.5cm{\rm 2 unit&s spatiales\hss}}
\centerline{\tt \\NOTes \dots\ \& \dots\ \& \dots\ \\enotes\ \ \%
\hbox to 2.5cm{\rm 2.8 unit&s spatiales\hss}}
\centerline{\tt \\NOTEs \dots\ \& \dots\ \& \dots\ \\enotes\ \ \%
\hbox to 2.5cm{\rm 4 unit&s spatiales\hss}}
\centerline{\tt \\NOTES \dots\ \& \dots\ \& \dots\ \\enotes\ \ \%
\hbox to 2.5cm{\rm 5.6 unit&s spatiales\hss}}
\medskip
En outre, la valeur de l'unit& spatiale ({\tt\\elemskip}) est ajustable \`a volont&.
\section{Des &l&ments de musique plut\^ot que du pr\^et-\`a-porter}
Il ne faut pas se faire d'illusions~: pour utiliser \TeX\ pour &crire de la musique, il n'est pas n&cessaire
d'\^etre un sp&cialiste mondial, mais il faut quand m\^eme        ma|triser les &l&ments de base de \TeX,
et savoir &crire des \ital{macros} simples. Nous avons donc pr&f&r& faire confiance,
au moins dans un premier temps, \`a la capacit& de l'utilisateur
d'&crire des macros correspondant aux situations usuelles
plut\^ot
\ital{dans le morceau qu'il code}
que de l'enfermer dans des sch&mas trop conventionnels ou de surcharger
le jeu de macros de base.
\medskip
Pr&cisons aussi que l'ambition de \musictex\ est plus restreinte que,
par exemple, le projet \ital{MusiCopy} de Gourlay \ital{et al.} [1986].
En effet, \ital{MusiCopy} propose un logiciel en trois phases~: \Item{1)}
conversion
d'un codage purement musical en \TeX, avec d&cisions sur la pr&sentation des accords,
la longueur des poutres, le positionnement des clefs et des barres de mesure~;
\Item{2)} formattage par \TeX~;
\Item{3)} calcul de l'extension des poutres et des liaisons (\ital{phras&}
et \ital{tenues}).
\medskip
Au contraire, \musictex\ laisse \`a l'&crivain-composeur\Footnote{En
anglais~: \ital{typist}.}-compositeur\Footnote{En anglais~:
 \ital{composer}.} le soin de dire comment il veut organiser les accords,
les poutres, etc. Malgr& les apparences, ceci nous para|t peu contraignant
si celui qui code le texte est motiv& par sa pr&sentation.
\medskip
Les &l&ments fournis par \musictex\  sont donc~:
\item{--} les symboles de notes \ital{sans queue}~;
\item{--} les symboles de notes \ital{avec queue}~;
\item{--} les indications de d&but de poutres et de fin de poutres~;
\item{--} les indications de d&but de tenues et de fin de tenues~;
\item{--} les indications d'alt&rations accidentelles~;
\item{--} les barres de mesure, les changements d'armature, etc.
\medskip
Ainsi, {\tt\\wh g} cr&e un \ital{la  (445~Hz)} dont la valeur est une \ital{ronde}.
De m\^eme, {\tt\\qu c} cr&e un \ital{do (250~Hz env.)} dont la valeur est une \ital{noire avec la queue en haut},
           {\tt\\cl J} cr&e un \ital{do (125~Hz env.)} dont la valeur est une \ital{croche avec la queue en bas},
etc.
\medskip
Pour les accords de noires, de croches, doubles croches, etc., on dispose de la macro {\tt\\zq} qui cr&e
une note noire sans queue et enregistre la position. Ainsi l'accord parfait d'ut majeur se code
\hbox{\tt\\zq~c\\zq~e\\zq~g\\qu~j}
  ou, plus bri\`evement \hbox{\tt\\zq\{ceg\}\\qu~j} (queue en haut)~:
en fait, les notes simples y sont trait&es\dots\ comme des accords \`a une note.
\medskip
Pour les \ital{poutres}, on dispose de macros d&finissant
leur d&but (\`a la position courante), avec
leur hauteur, leur sens (sup&rieur ou inf&rieur), leur multiplicit&,
leur pente et leur num&ro d'ordre.
Ce dernier point -- le num&ro d'ordre -- est n&cessaire car on peut vouloir &crire des poutres
qui se chevauchent~: il importe donc de dire, lorsqu'on termine une poutre, de laquelle il s'agit.
On dispose pour cela d'une vingtaine de macros {\tt\\ib...} (d&marrage des poutres), {\tt\\tb...}
(terminaison compl\`ete ou partielle)
et {\tt\\nb...} (augmentation de la multiplicit&).
\medskip
Sans entrer dans le d&tail, donnons ci-dessous l'exemple
 des deux premi\`eres mesures de
 la sonate en ut majeur
de Mozart [Mozart, K545]~:  \par

\centerline{\vbox{\hsize 110mm      \relax
\def\nbinstruments{1}\relax
\nbporteesi=2\relax
\generalmeter{\meterfrac{4}{4}}\relax
\debutmorceau
\normal
\zglu\Notes\ibu0f0\qh0{cge}\tbu0\qh0g|\hl j\enotes
\temps\Notes\ibu0f0\qh0{cge}\tbu0\qh0g|\ql l\sk\ql n\enotes
\barre
\Notes\ibu0f0\qh0{dgf}|\qlp i\enotes
\notes\tbu0\qh0g|\ibbl1j3\qb1j\tbl1\qb1k\enotes
\temps\Notes\ibu0f0\qh0{cge}\tbu0\qh0g|\hu j\enotes
\suspmorceau
}}
%\check
\par Le \ital{codage} est ainsi r&dig&~:
\medskip
\def\rmcom{\ \ \ \% \rm}
{\tt\\def\\nbinstruments\{1\}\\relax\rmcom un seul instrument
\par\tt\\nbporteesi=2\\relax\ \ \ \ \ \ \ \ \rmcom  \`a deux port&es
\par\tt\\generalmeter\{\\meterfrac\{4\}\{4\}\}\\relax\rmcom mesure \`a 4/4
\par\tt\\debutmorceau\ \ \ \ \rmcom d&clenche les port&es, les clefs, l'indication de mesure.
\par\tt\\normal  \ \ \ \ \ \ \ \ \ \rmcom espacement normal (14pt pour {\tt\\Notes})
\par\tt\\zglu\\Notes\\ibu0f0\\qh0\{cge\}\\tbu0\\qh0g\|\\hl j\\enotes
\par\tt\rmcom\tt\\ibu0f0 \rm commence une poutre sup&rieure, cal&e sur le
\ital{fa} (f), num&ro 0, pente 0.
\par\tt\rmcom\tt\\tbu0 \rm termine cette poutre avant d'&crire le deuxi\`eme \ital{sol}
par \tt\\qh0g,
\par\rmcom o\`u \tt\\qh..\rm indique une note suspendue \`a une poutre.
\par\tt\\temps\\Notes\\ibu0f0\\qh0\{cge\}\\tbu0\\qh0g\|\\ql l\\sk\\ql n\\enotes
\par\tt\rmcom\tt\\sk \ \rm cr&e un espace entre les deux noires de la main droite,
afin que
\par\tt\rmcom la seconde tombe au-dessus de la troisi\`eme croche de la main gauche.
\par\tt\\barre \rmcom barre de mesure.
\par\tt\\Notes\\ibu0f0\\qh0\{dgf\}\|\\qlp i\\enotes \rmcom \tt\\qlp\ \rm =
 noire point&e.
\par\tt\\notes\\tbu0\\qh0g\|\\ibbl1j3\\qb1j\\tbl1\\qb1k\\enotes
\par\tt\rmcom\tt\\ibbl1j3\ \rm debute une double poutre, cal&e sur le \ital{do} (j)
et de pente 0.15.
\par\tt\\temps\\Notes\\ibu0f0\\qh0\{cge\}\\tbu0\\qh0g\|\\hu j\\enotes
\par\tt\\suspmorceau \rmcom terminaison sans double barre
 (pour les extraits).
}
 \medskip
\section{D&signation des notes} Le jeu de macro-instructions \TeX\
 est pr&vu pour traiter des partitions allant jusqu'\`a 9 instruments,
 &crits chacun sur 0    \`a 4 port&es\Footnote{Z&ro port&es correspond en g&n&ral aux
 paroles d'une partition vocale.}. Chaque \ital{instrument} peut avoir
 une \ital{armature} (ou \ital{signature}) distincte,
 ce qui est n&cessaire pour traiter certains instruments comme
 la trompette ou la clarinette en \ital{si~$\flat$} [Brahms, Op.120].
 \medskip Les hauteurs des notes sont indiqu&es par des lettres de {\tt a} \`a {\tt z}
 pour celles qui s'&crivent usuellement en clef de sol (le {\tt a} correspond
 au la 222,5~Hz~; le \ital{sol} de la clef de sol est not& {\tt g}).
  Les notes graves sont indiqu&es par des majuscules de {\tt A}
 \`a {\tt N} (le \ital{fa} de la clef de fa est not& {\tt M}, le {\tt F} est une octave
 au-dessous).
 Il est &videmment tenu compte des clefs (de fa, de sol ou d'ut)
 indiqu&es pour chaque port&e de chaque instrument
 pour placer correctement les symboles de notes correspondants. En cas de n&cessit&,
 on peut utiliser un symbole num&rique pour placer un symbole ind&pendamment de la
 clef en service.
\medskip
Les alt&rations accidentelles peuvent soit \^etre plac&es s&par&ment
(macro {\tt\\sh}, {\tt\\fl} ou {\tt\\na}  suivi de la hauteur de la note
\`a alt&rer), soit \^etre indiqu&es
\`a l'int&rieur des aurguments des macros {\tt\\qh}, {\tt\\qb} etc.
Ainsi, une noire de hauteur \ital{sol di\`eze} s'&crira {\tt\\qu\{\^{ }g\}}.
\section{Suites de notes}
Comme on l'aura peut-\^etre remarqu& dans l'exemple de la Sonate en ut
majeur de Mozart, il n'est pas indispensable d'&crire une s&quence
{\tt\\notes...\\enotes} pour chaque colonne de notes.
Si, sur toutes les port&es de tous les instruments, les espacements
sont &gaux ou multiples d'un m\^eme intervalle -- c'est-\`a-dire, par
exemple, si                              dans une   s&quence   toutes les dur&es
sont multiples de la croche -- alors on peut dans chaque port&e
concat&ner les notes~: chaque note indiqu&e dans chaque port&e fait avancer
le texte de cette port&e d'un intervalle &l&mentaire, celui d&fini
par {\tt\\notes}, {\tt\\Notes}, {\tt\\NOtes}, etc.
%\check
  \medskip
Ceci est d'autant plus int&ressant que les macros &crivant des notes
savent &crire plusieurs notes, par exemple {\tt\\qu\{cdefghij\}} &crit
la gamme d'\ital{ut majeur} en noires, queue en haut. De m\^eme
{\tt\\cl\{abcdef\^{ }gh\}} &crit en croches la gamme de \ital{la mineur}.
%\check
\section{Plusieurs voix sur une port&e}
Pour permettre
la polyphonie sur une m\^eme port&e, nous n'avons pas eu \`a chercher loin~:
il suffit d'utiliser la macro {\tt\\rlap\{...\}} de \TeX.
En effet, chaque note cr&e une \ital{bo|te} (au sens de \TeX) dont la
largeur est fix&e par la macro {\tt\\Notes} (au majuscules pr\`es)
initiant le groupe de notes.
Si elle est artificiellement englob&e dans une bo|te de largeur nulle,
aucun avancement ne se fera, et la suivante sera \`a la m\^eme abscisse.
\section{Les coupures de ligne et de page}
D'autres auteurs ont attach& une grande importance aux coupures
de ligne et de page. Hegazy et Gourlay [1988] y consacrent un article de 20 pages.
Il est clair que, dans ce domaine musical, les go\^uts personnels influent beaucoup
sur l'importance attribu&e aux probl\`emes~: dans les exemples de musique
moderne (sans barres de mesure) ce probl\`eme est non n&gligeable [Gourlay
\ital{et al.}, 1986], mais en musique classique il est relativement
simple, puisque les coupures ne se font que sur les barres
de mesure~: celles-ci indiquent naturellement les coupures
autoris&es.  Ce probl\`eme est encore minimis& par les limites de capacit& de \TeX\
dans les versions actuelles (1990) qui sont \`a peu pr\`es incapables de
stocker plus d'une page et demie de texte musical et \ital{exigent}
que les sauts de page soient sp&cifi&s explicitement.
\medskip
\section{Impl&mentation et restrictions}
 Le fichier de macroinstructions \musictex\ comporte environ 2500 lignes, soit
 encore 80~000 octets environ. Ceci exige qu'on le fasse compiler par
 les versions les plus &tendues de \TeX\ (65~000 mots de m&moire de travail).
\medskip
 En particulier, le nombre de registres de \ital{dimensions} qu'il utilise
le rend incompatible avec La\TeX.
\medskip
Pour ce qui est des symboles musicaux sp&cifiques, deux solutions sont propos&es.
Dans la premi\`ere --~travail avec les polices courantes~--
              les symboles musicaux ont &t& constitu&e en utilisant les caract\`eres
des fontes {\tt circlew10} et {\tt linew10} qui sont install&es avec presque
tous les \TeX\Footnote{{\tt circlew10} s'appelle tant\^ot {\tt circlw10},
tant\^ot {\tt circlew1} sur les ordinateurs o\`u les noms de fichiers
sont limit&s \`a 8 caract\`eres.}.
Dans la seconde solution,
\musictex\ utilise deux polices sp&cialis&es~:
\Item{--} {\tt musicx16} (avec agrandissement 1250 en pratique), police d&riv&e de {\tt music16} o\`u certains
caract\`eres ont &t& redessin&s (croches, clef d'ut, alt&rations) et o\`u d'autres ont
 &t& introduits (\ital{mordant}, \ital{arp\`eges}).
\Item{--} {\tt slur16} et {\tt beam16}, polices emprunt&es \`a \mutex.
\medskip
Le choix d'une solution ou de l'autre est d&termin& par l'introduction alternative
de deux fichiers de macros compl&mentaires.
%\check
\medskip
Quelle que soit la solution graphique choisie,
      la m&moire de travail de \TeX\ est donc fortement sollicit&e.
En outre,     si l'on n'y prend garde, \TeX\ va traiter un morceau
(qui peut faire des dizaines de pages) comme \ital{un seul paragraphe},
qu'il va chercher \`a composer int&gralement avant de le d&couper en lignes
et en pages.
\medskip
Autant dire que le message {\tt\TeX\ capacity exceeded...} est monnaie courante
si l'on ne prend pas de pr&cautions draconniennes.
Ces pr&cautions consistent
en pratique \`a ne pas chercher \`a compiler plus d'une page \`a la fois,
en terminant le texte ``sauvagement'' par {\tt\\par}. Alors, \TeX\ l'organise
de fa\c con aussi compacte que possible en ne coupant toutefois qu'aux barres
de mesure.
Ensuite, on remplace manuellement les appels \`a {\tt\\barre} par
des {\tt\\alaligne} qui font essentiellement {\tt\\break} en recommen\c cant
une s&rie de port&es \`a la ligne suivante~; ceci permet \`a \TeX\ de se ``reposer'' et d'\^etre
capable de compiler au moins une demie page de plus.
\medskip
Tout
ceci n'est en g&n&ral pas suffisant et, lorsque le texte d&passe une page et
demie, il convient de forcer les sauts de page par {\tt\\alapage} pour pouvoir compiler plus avant.
\medskip
Nous esp&rons que ces limitations seront assouplies avec les futures versions
de \TeX.
\medskip
D'autre pr&cautions sont n&cessaires~: il faut se m&fier des espaces
en fin de ligne.
Ils d&sorganisent la mise en page et peuvent
  causer des sauts de ligne intempestifs apr\`es lesquels les symboles
``flottent'' sans avoir de port&es pour
se reposer. Pour &viter cel\`a, il est recommand& d'utiliser {\tt\\relax}
plut\^ot que {\tt\%} en fin de ligne, ce qui permet d'indenter en d&but de ligne.
\medskip
Les notes tenues ont &t& impl&ment&es, y compris par-dessus des barres de mesure
(contrairement \`a \mutex) mais leur usage n&cessite quelques pr&cautions.
\section{Le probl\`eme des liaisons}
La principale difficult& est l'impl&mentations des \ital{liaisons}
(\`a ne pas confondre avec les tenues) \`a grande port&e qui sont
incompatibles avec la \ital{glu} que \TeX\ installe entre les mesures,
et aux endroits indiqu&s par l'&crivain (macros {\tt\\temps} et {\tt\\zglu}).
Pour les tenues
 et les indications de \ital{phras&} horizontales, on peut profiter de leur horizontalit& et fabriquer
des {\tt\\hrule} qui se revouvrent tant bien que mal, mais ceci ne peut
s'appliquer aux lignes obliques.
\medskip
Il est clair qu'il s'agit l\`a d'une quasi-impossibilit& li&e \`a la logique de
\TeX.
\medskip
On peut s'en consoler en de disant que, peut-\^etre, les indications de liaisons
ne sont
pas aussi essentielles \`a la musique qu'on le croit.
On  constate en effet que
les auteurs baroques en faisaient tr\`es peu usage~;
en revanche on en trouve \`a foison dans Chopin, \`a un niveau qui atteint
la confusion et la contradiction~: ainsi, \`a la mesure 51 du
 \ital{Nocturne \no
13 de Chopin} [Chopin, Op.~48] on trouve~:
%\check
\medskip
\centerline{\vbox{\hsize102mm
\def\nbinstruments{1}\savemeter\signaturegenerale{-3}%
\def\interfacteur{11}%
\nbporteesi=2\relax
\cleftoksi={{6}{0}{0}{0}}%
\debutmorceau\large
\zglu
\Notes\zcharnote{-12}{\kern -7pt\Ped          }\relax
\ibl0E6\zq{=B}\pz L\qb0{=I}\relax
\ilegu0e\zq I\qb0N\zq K\tqb0d\relax
   |\ilegu1u\rlap{\raise 4\Interligne\soupir}\ibl1g0\zq f\lq g\qb1k\relax
   \zq f\lq g\qb1k\rlap{\qu n}\zq f\lq g\tqb1k\enotes
\temps\Notes\ibl0J0\zq I\qb0N\zq K\qb0d\zcharnote{-13}{\moyen *}\relax
\zq I\tleg0\tqb0N\relax
   |\ibl1g0\zq f\lq g\qb1k\zq f\lq g\qb1k\rlap{\itenu3k\cu k}\lq f\tqb1g\qsk\qsk\enotes
      \notes\multiply\noteskip by 4\relax\divide\noteskip by 3\relax
      \zcharnote{-12}{\kern -7pt\Ped          }\relax
\pz L\ibl0E4\zq C\qb0J\ilegu0e\zq J\qb0N\zq L\tqb0e\relax
   |\tten3\rlap{\ibbl1g3\zq e\qb1g\zq g\qb1j\zq g\qb1j\zq g\tqb1j}\relax
                \ibbu2k3\qh2k\pz t\qh2l\pz u\qh2 m\pz v\tqh2l\enotes
\temps\notes\multiply\noteskip by 4\relax\divide\noteskip by 3\relax
\ibl0J0\zq J\qb0N\zq L\qb0e\zq J\tleg0\zcharnote{-13}{\moyen *}\tqb0N\relax
   |\rlap{\ibbl1g0\zq g\qb1j\zq g\qb1j\zq g\qb1j\zq g\tqb1j}\relax
   \off{-5pt}\ibbu2k3\pz s\qh2k\off{5pt}\pz t\qh2l\pz u\qh2m\tleg1\pz v\tqh2n\enotes
\suspmorceau
\bigskip}}
%\check
\bigskip
On y remarque plusieurs contradictions~:
\Item{--} le phras& de la main droite englobe des notes r&p&t&es qu'il est impossible de lier au piano ainsi
qu'un silence.
\Item{--} il englobe des doubles croches d&tach&es.
\Item{--} tout ceci est soigneusement brouill& par des indications de p&dale (d'aileurs indispensables)
 qui                                   ne sont pas de Chopin, mais ont &t& rajout&es
   par une main apocryphe.  Or, l'&dition datant de 1928, le r&viseur ne peut invoquer
l'inefficacit& des p&dales des pianos du XIX\`eme si\`ecle\dots
\medskip
En fait,                 dans la musique romantique --~dont la rigueur d'&criture
n'est pas le caract\`ere pr&dominant~-- les liaisons indiquent\dots\ les endroits
o\`u les \ital{silences} (ou les indications &quivalentes de
\ital{staccato}) n'ont pas &t& oubli&s.  \ital{A contrario}
on remarquera que la musique pour \ital{orgue} (notamment celle
r&vis&e par Marcel  Dupr&        [Dupr&, 1941])
 ne poss\`ede pas de liaisons~:
la r\`egle &tant que tout ce qui n'est pas coup& de silences est
interpr&t& \ital{legato}.
\medskip
 Dans le m\^eme ordre d'id&es, il serait impossible d'&crire des \ital{poutres} qui enjambent
les barres de mesure, situation rare que l'on trouve par exemple dans les \ital{pr&ludes} et les \ital{&tudes}
de Scriabine
 [Scriabine, 1995,                                1903].
\section{Conclusion}
Il est possible, m\^eme en \ital{plain \TeX} d'&crire de la musique complexe,
au prix de certaines concessions~: contr\^ole manuel d'une partie des sauts de ligne et de page,
absence de phras&s ascendants ou descendants. Mais la musique ainsi cod&e reste tr\`es lisible
et offre toutes les possibilit&s de corrections qui surchargent et raturent les &critures manuelles.
\section{Exemples}
On trouvera dans les pages qui suivent un exemple, \ital{Aria de la Cr&ation}, de Haydn, compos&
avec les polices standard et avec les polices {\tt musicx16} et {\tt beam16}.
  \section{R&f&rences bibliographiques}
\def\reference{\removelastskip\medskip\hangindent\parindent\hangafter 1\noindent}
\reference  [Brahms, Op.120] Brahms, J., \ital{Sonates Op.~120 pour clarinette (ou violon alto)
et piano} (1895), Simrock, Berlin.
\reference  [Chopin, Op.~48]        Chopin, F.,      Nocturne en Ut mineur, Op. 48, \no 1, \ital{Nocturnes},
Choudens, Paris, &dition revue par Serge Weskler (1928), 61--65.
\reference [Dupr&, 1941] Dupr&, M. \ital{\OE uvres compl\`etes pour orgue de J.-S. Bach}
(1941),  12 volumes,  Bornemann, Paris.
\reference [Gourlay \ital{et al.}, 1986] Gourlay, J., Parrish, A., Roush, D., Sola F.-J., Tien, Y.,
\ital{Proc. of the Third International Conference on
Text Processing Systems, Dublin} (1986), JJH Miller, 119-124.
\reference
\reference [Hegazy et Gourlay, 1988] Hegazy W., Gourlay, J. \ital{Proc. of the
International Conference on Electronic Publishing, Nice} (1988),
Cambridge University Press, 157--169.
\reference [Jalbert, 1989] Jalbert, G. \mutex\ \ital{User's Guide}, 1989.
\reference  [Mozart, K545] Mozart, W. A.,
Sonate en ut majeur K\oe chel 545,
\ital{Sonates pour piano},
collection Litolff \no~3, 104.
\reference  [Rachmaninoff, Op.~3]       Rachmaninoff S., Pr&lude Op. 3, \no2
 en ut$\sharp$ mineur,
\ital{Fourteen preludes},
 Kalmus Piano series, Belwin Mills Publ. Corp., 61--62.
\reference  [Scriabine,                1895,                 1903].
Scriabine, A., \ital{The complete Preludes and Etudes
for the pianoforte solo}, Dover Publ., New York, 1973:
 Op.~17, \no 2, pp. 74-75~;
 Op.~42, \no 8, pp.~228-229.
 \reference [Steinbach \& Schofer, 1987]
 Steinbach A. \& Schofer A., \ital{Th\`eses} (1987, 1988),
 Rheinische Friedrich-Wilhelms Universit\"at, Bonn, R.F.A.
\vfill\eject
%
\vbox to \vsize{\vss
\hbox to \hsize{\hss
\vbox{%
\input musicpln
\input creation
}%
\hss}\vss}
\vfill\eject
%
\vbox to \vsize{\vss
\hbox to \hsize{\hss
\vbox{%
\input musicnft
\input creation
}%
\hss}\vss}
\vfill\eject
\centerline{\moyen La Cr&ation~: texte source}\bigskip
%
\parindent 0pt
%\check
\tt
\par\tt\\def\\nbinstruments\{2\}\%
\par\tt\\generalmeter\{\\meterfrac\{4\}\{4\}\}\%
\par\tt\\signaturegenerale\{0\}\%
\par\tt\\hsize 190mm
\par\tt\\vsize 275mm
\par\tt\\centerline\{\\enorme Aria No. 24\}
\par\tt\\medskip\\centerline\{\\moyen (La Cr\\'eation)\}
\par\tt\\medskip\\centerline\{\\moyen Joseph HAYDN\}
\par\tt\%
\par\tt\\rightline\{Transcription pour Orgue et T\\'enor, D. Taupin (1990)\}
\par\tt\\medskip
\par\tt\\nbporteesii=2\\relax
\par\tt\\def\\qbl\#1\#2\#3\{\\ibl\{\#1\}\{\#2\}\{\#3\}\\qb\{\#1\}\{\#2\}\}\%
\par\tt\\def\\qbu\#1\#2\#3\{\\ibu\{\#1\}\{\#2\}\{\#3\}\\qh\{\#1\}\{\#2\}\}\%
\par\tt\\etroit     \\def\\DS\{\\hbox\{\\ds\}\}\\def\\FS\{\\hbox\{\\kern 0.3\\noteskip\\soupir\}\\kern -0.3\\noteskip\}
\par\tt\\cleftoksi=\{\{6\}\{0\}\{0\}\{0\}\}
\par\tt\\cleftoksii=\{\{6\}\{0\}\{0\}\{0\}\}
\par\tt\\debutmorceau
\par\tt\\NOTes\\soupir\&\\rlap\{\\rmidtwotext\{\\bf II\}\}\\soupir\|\\qu g\\enotes
\par\tt\% mesure 1
\par\tt\\advance\\barno by -1\\relax
\par\tt\\barre\\NOtes\\itenu2J\\wh J\&\\zw N\\ibl0c0\\qb0e\|\\itenl0j\\ibu1l0\\qh1j\\enotes
\par\tt\\notes\&\\qbl0c0\|\\nbbu1\\nbbbu1\\tten0\\qh1\{jkj\}\\tbu1\\qh1i\\enotes
\par\tt\\Notes\&\\qb0e\\tbl0\\qb0c\|\\qu j\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\&\\ibl0c0\\qb0\{ece\}\\tbl0\\qb0c\|\\ql l\\sk\\ql j\\enotes
\par\tt\% mesure 2
\par\tt\\barre\\Notes\\tten2\\wh J\&\\ql J\\sk\\ql L\|\\ppt g\\rlap\{\\qu g\}\\qbl1e0\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \ \\zq c\\qb1e\\zq c\\qb1e\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \ \\zq c\\tbl1\\rlap\{\\qb1e\}\\ \\ \\ccu h\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\&\\ql N\\sk\\pt L\\ibl0L\{-4\}\\qb0L\|\\ibl1e0\\zq c\\rlap\{\\qb1e\}\\cu g\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \ \\zq c\\rlap\{\\qb1e\}\\raise\\Interligne\\DS \\rlap\{\\qu g\}\\qb1g\\enotes
\par\tt\\notes\&\\sk\\tbbl0\\tbl0\\qb0J\|\\tbl1\\zq c\\qb1e\\enotes
\par\tt\% mesure 3
\par\tt\\barre\\NOtes\\itenl2G\\wh G\&\\zw N\\raise 3.5\\Interligne\\ds
\par\tt\|\\rlap\{\\cl f\}\\itenl0k\\ibu1m0\\qh1k\\enotes
\par\tt\\notes\&\\qbl0b0\|\\nbbu1\\nbbbu1\\tten0\\qh1\{klk\}\\tbu1\\qh1\{\^{ }j\}\\enotes
\par\tt\\Notes\&\\zq d\\qb0f\\tbl0\\qb0b\|\\qu k\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\&\\ibl0d0\\zq d\\qb0\{fb\}\\zq d\\qb0f\|\\qu m\\sk\\pt k\\qbu1k\{-4\}\\enotes
\par\tt\\notes\&\\tbl0\\qb0b\|\\sk\\tbbu1\\tbu1\\qh1i\\enotes
\par\tt\% mesure 4
\par\tt\\barre\\Notes\\tten2\\wh G\&\\ql G\\sk\\ql I\|\\rlap\{\\qupp g\}\\ibl1c0\\qb1g\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \ \\zq\{bd\}\\qb1f\\zq\{bd\}\\qb1f\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \ \\zq\{bd\}\\tbl1\\rlap\{\\qb1f\}\\ \\ \\ccu h\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\&\\ql K\\sk\\pt I\\qbl0I\{-4\}\|\\ibl1d0\\rlap\{\\qb1b\}\\cu g\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \ \\zq\{bd\}\\rlap\{\\qb1f\}\\raise\\Interligne\\DS \\rlap\{\\qu g\}\\qb1g\\enotes
\par\tt\\notes\&\\sk\\tbbl0\\tbl0\\qb0G\|\\tbl1\\zq\{bd\}\\qb1f\\enotes
\par\tt\% mesure 5
\par\tt\\barre\\Notes\\hu J\&\\rlap\{\\hu J\}\\ibl0M0\\qb0J\\zq N\\qb0c\\zq N\\qb0c\\tbl0\\zq N\\qb0c\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \|\\rlap\{\\hl e\}\\qu j\\sk\\qbu1l\{-4\}\\tbu1\\qh1j\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\\hu K\&\\rlap\{\\hu K\}\\ibl0M0\\qb0K\\zq N\\qb0b\\zq N\\qb0b\\tbl0\\zq N\\qb0b\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \|\\rlap\{\\hl f\}\\ibu1k0\\qh1\{ikm\}\\tbu1\\qh1k\\enotes
%\par\tt\check
\par\tt\% mesure 6
\par\tt\\barre\\Notes\\wh L\&\\zw N\\raise 3.5\\Interligne\\ds\\qbl0c0\\qb0e\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \|\\rlap\{\\hl g\}\\ppt j\\qu j\\enotes
\par\tt\\notes\&\\tbl0\\qb0c\|\\sk\\ccu l\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\&\\ibl0c0\\qb0\{ece\}\|\\rlap\{\\hl g\}\\qu n\\sk\\raise 2\\Interligne\\DS\\enotes
\par\tt\\notes\&\\tbl0\\qb0c\|\\ibbu1m\{-3\}\\qh1m\\tbu1\\qh1l\\enotes
%\par\tt\check
\par\tt\% mesure 7
\par\tt\\barre\\Notes\\wh M\&\\zw a\\raise 3.5\\Interligne\\ds\\qbl0d0\\qb0f\\tbl0\\qb0d\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \|\\rlap\{\\hlp h\}\\qu k\\sk\\qu m\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\&\\ibl0d0\\qb0f\|\\pt o\\qbu1o\{-3\}\\enotes
\par\tt\\notes\&\\zq d\\qb0f\\sk
\par\tt\\zq d\\qb0f\\sk\\tbl0\\zq d\\qb0f\|\\sk\\tbbu1\\tbu1\\qh1n\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \\ibbu1m\{-3\}\\rlap\{\\raise -\\Interligne\\qp\}\\qh1\{mlk\}\\tbu1\\qh1j\\enotes
%\par\tt\check
\par\tt\% mesure 8
\par\tt\\alaligne\\Notes\\hu G\&\\lcharnote c\{\\bf I\}\\relax
\par\tt\\pz b\\ibl0M3\\qb0N\\pz d\\qb0b\\pz f\\qb0d\\pz d\\tqb0b\|\\ql i\\rlap\{\\uptext\{\\bf I\}\}\\sk\\ds\\ppz p\\zq\{km\}\\cl p\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\\hu G\&\\ibl0M3\\pz b\\qb0N\\pz e\\qb0c\\pz g\\qb0e\\pz e\\tqb0c\\relax
\par\tt\ \ \ \ \ \ \ \ \|\\zq\{jl\}\\ql q\\sk\\ds\\ppz l\\zq\{gj\}\\cl l\\enotes
%\par\tt\check
\par\tt\% mesure 9
\par\tt\\barre\\Notes\\hu G\&\\pz b\\ibl0M3\\qb0N\|\\zq\{gi\}\\ql k\\enotes
\par\tt\\notes\&\\nbbl0\\qb0b\\tqb0c\\enotes
\par\tt\\zglu\\Notes\&\\pz f\\ibl0d\{-4\}\\qb0d\\pz d\\tqb0b\|\\ds\\ppz p\\zq\{km\}\\cl p\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\\hu G\&\\pz b\\ibl0M3\\qb0N\|\\ppz q\\ibl1m3\\zq l\\qb1q\\enotes
\par\tt\\notes\&\\nbbl0\\qb0c\\tqb0d\|\\nbbl1\\qb1q\\tqb1p\\enotes
\par\tt\\temps\\notes\&\\pz g\\ibl0e\{-4\}\\qb0e\\sk\\pz e\\tqb0c\|\\ibbl1p0\\qb1\{qpq\}\\tqb1s\\enotes
%\par\tt\check
\par\tt\% mesure 10
\par\tt\\barre\\Notes\\hu G\&\\zq\{Nb\}\\ql d\|\\pz t\\ibl1o\{-3\}\\qb1r\\enotes
\par\tt\\notes\&\|\\nbbl1\\qb1n\\tqb1\{\^{ }m\}\\enotes
\par\tt\\zglu\\notes\&\\soupir\|\\ibbl1m0\\qb1\{nmn\}\\tqb1m\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\\hpause\&\\ibl0I6\\pz J\\qb0G\|\\pz p\\cl n\\enotes
\par\tt\\notes\&\\nbbl0\\qb0N\\tqb0\{\^{ }M\}\|\\ibbu1g\{-3\}\\qh1g\\tqh1\{\^{ }f\}\\enotes
\par\tt\\notes\&\\ibbl0N0\\qb0\{NMN\}\\tqb0M\|\\ibbu1g0\\qh1\{gfg\}\\tqh1f\\enotes
%\par\tt\check
\par\tt\\suspmorceau
\par\tt\\def\\nbinstruments\{4\}\%
\par\tt\\nbporteesiii=0\\relax
\par\tt\% mesure 11
\par\tt\\reprmorceau
\par\tt\\NOtes\\qu G\&\\ql N\|\\st m\\qu g\&\&\\hpause\\enotes
\par\tt\\zglu\\NOtes\\soupir\&\\rlap\{\\rmidtwotext\{\\bf II\}\}\\soupir\|\\zq d\\qu\{=f\}\&\&\\enotes
\par\tt\\temps\\NOtes\\hpause\&\\hpause\|\\zq c\\qu e\&\&\\soupir\\enotes
\par\tt\\zglu\\NOtes\&\|\\zq b\\qu d\&Mit\~{ }\&\\ilegu0p\\qu g\\enotes
\par\tt\% mesure 12
\par\tt\\barre\\Notes\&\\qu J\|\\zw N\\zq c\\ibu0e0\\qh0e\\zq c\\qh0e\&W\\\"{ }urd\~{ }\&\\ql j\\enotes
\par\tt\\Notes\&\\soupir\|\\zq c\\qh0e\\zq c\\tqh0e\&und\~{ }\&\\ql j\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\\pause\&\\hpause\|\\zq c\\ibu0e0\\qh0e\\zq c\\qh0e\&Ho-\&\\ql l\\enotes
\par\tt\\Notes\&\\zcharnote C\{\\bf I\}\|\\zq c\\qh0e\\zq c\\tqh0e\&heit\~{ }\&\\ql j\\enotes
\par\tt\% mesure 13
\par\tt\\barre\\Notes\&\\qu C\|\\zw N\\zq c\\ibu0e0\\qh0e\\zq c\\qh0e\&an-\&\\qup g\\enotes
\par\tt\\Notes\&\\qu E\|\\zq c\\qh0e\\zq c\\tqh0e\&\\sk ge-\&\\sk\\cu h\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\\pause\&\\qu G\|\\zq c\\ibu0e0\\qh0e\\zq c\\qh0e\&tan,\~{ }\&\\tleg0\\qu g\\enotes
\par\tt\\Notes\&\\ibu1E\{-3\}\\qhp1E\|\\zq c\\qh0e\&mit\~{ }\&\\ilegu0p\\qu g\\enotes
\par\tt\\notes\&\\sk\\tbbu1\\tqh1C\|\\zq c\\tqh0e\&\&\\enotes
\par\tt\% mesure 14
\par\tt\\barre\\Notes\&\\qu G\|\\zw N\\ibu0e0\\zq\{bd\}\\qh0f\\zq\{bd\}\\qh0f\\relax
\par\tt\ \ \ \ \&Sch\\\"{ }on-\&\\ql k\\enotes
\par\tt\\Notes\&\\soupir\|\\zq\{bd\}\\qh0f\\zq\{bd\}\\tqh0f\&heit,\~{ }\&\\ql k\\enotes
\par\tt\\temps\\Notes\\pause\&\\hpause\|\\zq\{bd\}\\qh0f\\zq\{bd\}\\qh0f\&St\\\"{ }ark\~{ }\&\\ql m\\enotes
\par\tt\\Notes\&\|\\zq\{bd\}\\qh0f\\zq\{bd\}\\tqh0f\&und\~{ }\&\\ibu2k\{-4\}\\qh2k\\tqh2i\\enotes
\par\tt\\suspmorceau
%\check
\bye
