­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ BANC D'ESSAI : "LURE OF THE TEMPTRESS" ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ Vous rappelez-vous "Les passager du temps", ou encore "Operation stealth",Deux jeux d'aventure-réflexion absolument superbes ? Delphine Software nous avait gratifié de pures merveilles ! Agréables à jouer, prenant (je me rapelle encore les nuits blanches devant telle ou telle partie)... Eh bien, sachez qu'un nouveau produit de ce type vient de sortir dans notre petit pays conjointement sur Amiga et PC (Atari ???). Ce- la s'apelle "Lure of the temptress" et est édité par Virgin. En gros, c'est une épopée moyenâgeuse, comportant son lot de dragons, de magie, de sorcières, d'insolite, et bien plus encore. Laissez-moi vous résumer l'histoire... Vous interprétez, dans ce jeu, un certain Diermot, aventurier bien malgré lui... En fait, ce paisible paysan, rabatteur de gibier l'occasion, s'est vu, par la faute d'un poney patriote, embrigadé dans une histoire abracadabrante : Une jeune enchanteresse, Séléna, a décidé qu'il était temps pour elle de régner sur le monde (ben tiens, encore une !). Forte de cette idée, elle a ramené du monde des ténèbres une race de créatures plutôt bizzares, résultant probablement du croisement entre un Falcon et un crapaud boutonneux, les Skorls. Au moment où l'histoire commence, vous, Diermot, vous vous trouvez au côtés du Roi, chevauchant pour combattre la jeune écervelée et ses toutous de salon. Hélas, dans le feu de la bataille, vous êtes (lâchement) atteint par une pierre, vous tombez de votre monture, et, par la même occasion, dans les pommes. Vous ne tardez pas à vous réveiller dans une cellule humide, et un Skorl vient rapidement pointer le bout de son groin pour voir s'il est l'heure de pouvoir vous considérer comme plat de résistance de leur mergez-party. Vous avisez dans le mur de votre geôle une fissure, par laquelle vous découvrez un malheureux écartelé sur un chevalet. Sachez seulement que ce brave garcon s'apelle Ratpoutch (à vos souhaits) et qu'une fois délivré de son inconfortable position, il vous servira de garçon à tout faire. Je n'en dis pas plus, ce serai gâcher le plaisir... Et à partir de là, bonjour... "Lure of the Temptress" est un jeu immense (4 disquettes), qui peut vous entraîner durant des heures à travers des pièges succeptibles de vous faire ingurgiter des tubes entiers d'aspirine. Le jeu est d'une richesse incroyable, et les sauvegardes ne seront pas inutiles. Au niveau graphisme, c'est quasiment l'extase ! Les écran sont absolument merveilleux (non, je ne taris pas d'éloges, je sais). Il faut vraiment coller son nez sur l'écran pour se rendre compte que l'on a affaire à une image sortie de dPaint (ou autre...). La partie son, elle, est plus limitée. Il n'y a qu'une musique (assez bonne, par ailleurs), lors de l'intro (très belle, elle aussi). Le reste du temps est occupé par des bruitages très réalistes (le niveau sonore varie en fonction de l'endroit où vous vous trouvez, par exemple). Le jeu introduit une nouvelle notion (on vous en prévient, par ailleurs), celle de "théâtre virtuel". Késako ? Cela veut dire que dans "Lure...", tous les personages que vous rencontrez mènent leur vie bien eux. Par exemple, Ratpoutch, bien que plein de bonne volonté, a reçu, semble-t-il, une éducation déplorable, et se met à vous interrompre en pelin milieu d'une conversation pour parler de sa mère, ou encore pour raconter une blague sur les Skorls. Un autre personnage ne répondra pas votre appel parce qu'il a un rendez-vous urgent. Ou encore, pour finir, si vous dites quelque chose d'un peu fort, les ragots circuleront, et certain ne vous feront plus confiance... Il faut agir avec diplomatie et tact, ou bien tout le monde (même Ratpoutch) vous enverra ballader (fort gentiment, au demeurant, sauf les Skorls, bien entendu...). Le système de jeu est des plus classiques. Il s'apparente assez bien à celui de "BAT". Autrement dit, le curseur de la souris change de forme selon l'endroit où vous pointez. Il prendra la forme d'un flèche pour indiquer une sortie, une hache durant les combats, ou d'une croix pour indiquer qu'il y a quelque chose à chercher. L'interaction avec les autres personnages se fait très simplement : vous pointez un personnage, et vous cliquez. A partir de cela, une fenêtre s'ouvre et vous propose divers choix (donne, corromps, parle, etc...). Vous pouvez à tout moment contrôler votre état, votre inventaire, en cliquant le bouton droit. En amenant le curseur souris en haut de l'écran, vous avez accès au menu de l'indispensable sauvegarde. Comme je le disais plus haut, Ratpoutch vous servira de garçon de courses. Supposons que vous deviez aller voir le forgeron, mais que vous ayez besoin d'une poudrière... Rien de plus simple... Appelez Ratpoutch, donnez-lui de l'argent, dites-lui d'aller chez le marchand, d'acheter une poudrière, et de vous rejoindre chez le forgeron. Il vous répondra "Bien sûr, monsieur", et fera ce que vous lui avez demandé. Cette association Diermot/Ratpoutch est absolument nécéssaire pour réussir certaines étapes où, par exemple, vous devez actionner deux mécanismes en même temps. Dans l'ensemble, "Lure..." m'a paru excellent. Il y a une certaine dose d'humour au second degré (genre "Larry"), et une bonne dose de patience sera nécéssaire pour y arriver à bout. Le manuel est très "gag", et les auteurs expliquent même comment ils se sont rencontrés dans un bus, à la suite d'une bagarre dans un bar. Je n'ai qu'une chose à dire pour les fanas du genre, c'est : foncez acheter "Lure...", je vous garantis que vous ne serez pas déçus ! Et puis, point non négligeable, c'est un des rares jeux de ce type à être (très) correctement traduit en français. Marc.